Voici la traduction en **français fluide et naturelle**, adaptée pour un lecteur humain :
Je n’aurais jamais imaginé que ramener à la maison notre fils adoptif allait bouleverser à ce point mon mariage.
Mais avec le recul, je comprends que certains cadeaux arrivent enveloppés de chagrin, et que l’univers a parfois un sens de l’ironie bien cruel.
— « Tu es nerveux ? » demandai-je à Mark pendant que nous roulions vers l’agence.
Mes doigts jouaient avec le petit pull bleu que j’avais acheté pour Sam, notre futur fils. Le tissu était d’une douceur incroyable, et je l’imaginais déjà épouser ses petites épaules.
— « Moi ? Non », répondit Mark, les jointures blanchies sur le volant. « J’ai juste hâte que tout soit réglé. Ce trafic me rend dingue. »
Il tambourinait sur le tableau de bord — un tic nerveux que j’avais remarqué de plus en plus souvent.
— « Tu as vérifié le siège auto trois fois », ajouta-t-il en riant nerveusement. « Je crois que la plus stressée, c’est toi. »
— « Bien sûr que oui ! » répondis-je en lissant à nouveau le pull. « On a attendu ce moment si longtemps. »
Le processus d’adoption avait été épuisant — et, soyons honnêtes, j’avais tout pris en charge pendant que Mark se concentrait sur son entreprise en pleine expansion.
Des montagnes de paperasse, des visites à domicile, des entretiens sans fin… tout cela avait occupé ma vie pendant des mois.
Au début, nous voulions adopter un nourrisson, mais la liste d’attente était interminable. J’ai alors commencé à élargir nos critères.

C’est ainsi que j’ai trouvé la photo de Sam — un petit garçon de trois ans, avec des yeux couleur d’été et un sourire capable de faire fondre n’importe quel cœur.
Sa mère l’avait abandonné, et quelque chose dans son regard m’a transpercée. Peut-être la tristesse cachée derrière son sourire. Ou peut-être simplement le destin.
— « Regarde ce petit bonhomme », dis-je un soir à Mark, en lui montrant la photo sur ma tablette.